Archive pour la catégorie ‘Non classé’

Tchernobyl - Plaidoirie de Maitre Thierry Billet - Cour d’appel de Paris

Vendredi 1 avril 2011

Télécharger la plaidoirie qui vise à obtenir le rejet de la demande de non lieu déposée par M. Pellerin (PDF)

Nuage radioactif de la centrale de fukushima

Mardi 22 mars 2011

Nous  n’avons pas à ce jour d’informations précises quant à la composition du panache radioactif provenant de la centrale de Fukushima et qui se rapproche de l’Europe, notamment en ce qui concerne les concentrations et les proportions des différents radioéléments, et en particulier des iodes radioactifs.

En tout état de cause, les dilutions devraient être très importantes et le risque pour la santé négligeable.

La prise de comprimés d’iodure de potassium n’est actuellement pas justifiée en Europe.

Il n’est pas nécessaire de modifier ses habitudes comportementales ou alimentaires dans l’état actuel des choses. cf. communiqué de la CRIIRAD du 21 Mars 2011.

Compte tenu du fait que le survol du panache va se poursuivre dans le temps et varier dans sa composition , que nous avons déjà été affectés par les retombées de Tchernobyl et que les effets se cumulent, qu’il sera impossible d’échapper à cette très faible contamination, qu’il est quand même important de ne pas avoir de carences en iode (assez fréquentes en zone de montagne), je préconise à ma famille et mon entourage un badigeonnage de teinture d’iode à 2% (cf PS) :
2ml pour les adultes, les femmes enceintes et enfants de plus de 12 ans
1ml pour les enfants de 3 à 12 ans.
Pour les nourrissons de 1 mois à 3 ans appliquer de la bétadine dermique à 10% sur la peau (environ 1ml).

Ces recommandations sont contre indiquées pour le nouveau né de moins de 1 mois.

Application cutanée à renouveler 3 jours plus tard.

En cas de manque de teinture d’iode la Bétadine dermique peut être utilisée même chez l’adulte en doublant la dose.

Ceci est empirique mais devrait être profitable.

C’est un geste inoffensif si l’on n’a pas d’allergie à ces produits.

La teinture d’iode était autrefois largement utilisée en badigeonnage du torse pour les affections respiratoires et pour les mycoses.

Ce geste est inutile si l’on a eu un examen récent avec produit de contraste iodé ou si l’on a subit une thyroïdectomie totale.

Dr Denis Fauconnier

PS : Pierre Pellerin, directeur du SCPRI en 1986, avait évoqué trop tard l’utilité de l’application locale de teinture d’iode pour protéger la thyroïde des iodes radioactifs.

PS 2 : Il semblerait qu’il soit difficile de se procurer des pastilles d’iode en pharmacie. Cette situation est anormale : Tous les européens et voisins devraient posséder des pastilles d’iode ou pouvoir s’en procurer simplement et rapidement. La dissémination des centrales nucléaires (58 réacteurs en France) et la fréquence des incidents et accidents nous exposent à des urgences sanitaires. En cas de problème majeur, si l’ensemble des citoyens disposaient de comprimés d’iode, ils pourraient suivre la consigne gouvernementale concernant sa prise, dans un délai très court, permettant ainsi une efficacité et donc une protection optimale. Cela eviterait les problèmes de décision gouvernementale en raison de stocks insuffisants et de logistique pour une distribution massive dans un délai très court.

En 1986, la Corse, à 2 000km de Tchernobyl, a été affectée par les retombées radioactives. Des contres mesures, et une prise de pastille d’iodure de potassium auraient été indispensables. La consigne gouvernementale n’est jamais venue, ni pour aucune autre région française. Aucune distribution d’iode à la population n’a été effectuée : Les conséquences sanitaires en Corse sont importantes.

Que faire en cas d’accident nucléaire avec nuage radioactif ?

Dimanche 13 mars 2011

Il est important de rester à l’écoute des informations nationales et privées (CRIIRAD en France www.criirad.org). Ne pas hésiter à écouter les médias frontaliers.

En cas de menace, il peut être utile de se badigeonner par exemple une partie du ventre avec de la teinture d’iode si l’on n’y est pas allergique. Cela peut corriger une éventuelle carence en iode. La teinture d’iode (iode stable) traverse la peau et va se fixer au niveau de la thyroïde. Se procurer des pastilles d’iode stable.

Si le risque se précise, il sera indispensable de prendre des pastilles d’iode stable après consigne des autorités. On devrait pouvoir se procurer en pharmacie des pastilles d’iodure de potassium qui sont dosées à 130mg en France. la teinture d’iode à 2% (4 à 8ml) correspondrait à une pastille d’iodure de potassium à 130mg. En conséquence ne pas cumuler les 2 et éventuellement espacer de 24h la prise de la pastille si l’on s’est badigeonné de teinture d’iode.

Cela va saturer la thyroïde en iode stable, et empêcher ainsi la fixation ultérieure des iodes radioactifs, qui sont susceptibles de conduire à des cancers de la thyroïde.


Posologie journalière (source irsn.fr, fiche sur la prise d’iode)
Circulaire du Ministère de l’Intérieur et du Ministère de la Santé du 18 Août 1992 relative  à l’administration d’iode stable en cas d’accident nucléaire.
Comprimés quadrisécables conditionnés sous blister (par boîte de 10, ou de 100) comprenant 130 mg
d’iodure de potassium soit 100 mg d’iode stable.
1 cp pour les adultes, enfants > 12 ans
1 cp pour les femmes enceintes
1 cp pour les femmes en période de lactation
½ cp pour les enfant (3 à 12 ans)
¼ cp pour les nourrissons (< 3 ans)
Les comprimés peuvent  être dissous dans une boisson (lait, jus de fruit, eau sucrée). Si possible,
les comprimés ne doivent pas être pris à jeun.
S’il s’agit du passage d’un nuage radioactif durant un court laps de temps, une seule prise est
suffisante. Une simple prise ne protège pas plus de 36 heures.

On peut trouver en Europe des pastilles dosées à 65mg.

Après consigne, une deuxième prise peut être nécessaire, si le risque persiste.

Si l’on ne trouve pas de pastilles d’iode on peut les remplacer par un badigeonnage de teinture d’iode sur le corps, teinture d’iode à 2% à la dose de 4 à 8 ml pour les adultes (cf. pharmacorama 25/10/2001)

La dose protectrice optimale d’iode stable est en fait variable d’un pays à l’autre, et dépend de l’apport alimentaire habituel en iode stable. Elle est moindre pour les populations dont l’alimentation est riche en iode et plus élevée pour les populations carencées.


Il est important d’éviter les déplacements inutiles, et de rester à l’abri. Faire des provisions d’eau potable, et d’alimentation. S’équiper d’un poste de radio avec des piles de rechanges. Se préparer à des pannes de courant et de téléphone fixe.

N’oubliez pas de fermer portes extérieures et fenêtres. Colmater aérations. Réduire la circulation d’air par obturation partielle des interstices des portes et fenêtres avec des rouleaux autocollants et chiffons humides au sol. Arrêter climatiseur et ventilation. Obturer les cheminées.

Déconnecter les systèmes de récupération d’eau de pluie.

Rentrer les animaux domestiques.

Rentrer le linge étendu.

Retirer tapis, tentures et coussins, que l’on remisera sous plastique.

Si possible, couvrir les légumes du potager avec des films plastiques.

Pour les sorties obligatoires en cas de pluie, mettre un imperméable plastique et des bottes en caoutchouc.

Pour les agriculteurs, si possible, rentrer le bétail, diminuer les systèmes de ventilation, couvrir les fourrages et ensilages, fermer les serres.

Toutes ces mesures, pour être efficaces, doivent être préventives, c’est à dire, être faite avant d’éventuelles retombées radioactives. En respectant ces consignes, vous serez prêt à une éventuelle période de confinement passagère. Pour le confinement, privilégier des bâtiments en dur.

Mais aussi, il est important de se préparer à une éventuelle évacuation que devrait vous indiquer les autorités si le risque devenait trop important, avec pour chaque personne, un sac en plastique où l’on mettra les affaires importantes : médicaments, linges et chaussures de rechanges, affaires de toilettes, papiers importants.

En cas d’évacuation, il faut couper l’eau, l’électricité et le gaz et respecter les consignes d’évacuations officielles.

Après contamination radioactive avérée éviter la consommation de produits frais (légumes , fruits, laitages, fromages frais…).
Éviter les grossesses.

Il est important de savoir qu’en cas de fuites radioactives ou d’explosions nucléaires, on peut avoir des retombées radioactives “en taches de léopard”, c’est à dire des dépôts très hétérogènes au sol et des contaminations très préjudiciables pour la santé humaine jusqu’à plusieurs centaines, voir plusieurs milliers de kilomètres en fonction des conditions météorologiques.

Dr Fauconnier

AFMT - Association Française des Malades de la Thyroïde

Samedi 19 juin 2010

Cliquez ici pour télécharger le formulaire de plainte, a renvoyer à l’Association Française des Malades de la Thyroïde.
Adresse de l’AFMT : BP1 82700 BOURRET
Tel : 05 63 27 50 80
Mail : asso.thyroide@worldonline.fr

Article Corse Matin 8 Mai 2009 - Appel à la population

Mardi 18 mai 2010

Cliquez ici pour télécharger le formulaire de plainte, a renvoyer à l’Association Française des Malades de la Thyroïde.

Source : Corse Matin
http://www.corsematin.com/ra/corse/253614/bastia-la-balle-est-dans-le-camp-des-victimes

La balle est dans le camp des victimes

Paru aujourd’hui, samedi 8 mai 2010
Le Dr Denis Fauconnier lance un appel à la population pour apporter les preuves que le nuage de Tchernobyl a fait des victimes sur l’île.

Il y a urgence à agir ». C’est ce qu’aura retenu le Dr Denis Fauconnier de son entretien avec Marie-Odile Bertella-Geffroy, la première juge d’instruction au pôle de santé publique du tribunal de grande instance de Paris. Une visite concernant le procès Tchernobyl qui s’est tenue le 22 avril dans la capitale - et qui a bien failli être annulée en raison du nuage de cendres volcaniques - mais qui a finalement amorcé le compte à rebours dans l’affaire de la reconnaissance des victimes du nuage radioactif.

L’Association française des malades de la thyroïde (AFMT), de même que la Commission de recherche et d’information indépendante sur la radioactivité (Criirad), conduite par la députée européenne Michèle Rivasi, se sont également rendues au rendez-vous fixé par le juge d’instruction.

Une centaine de plaintes corses sur les 650 déposées

Pour l’heure, cette longue instruction traite 650 plaintes, dont une centaine concernant des victimes insulaires. Mais devant la demande de non-lieu présentée par le parquet de Paris, tous ont décidé de tirer la sonnette d’alarme. Les travaux et les enquêtes de terrain se multiplient pour tenter d’apporter matière pour s’opposer à cette requête dont le délibéré devrait être rendu courant septembre. Un entretien balayé de révélations qui, selon le médecin installé en Balagne, ex-membre de la commission dite « Tchernobyl » à l’ancienne assemblée de Corse, prouve qu’il est encore temps de souffler sur ce nuage pour dévoiler la vérité. « La juge nous a appris que la consommation de Levothyrox - médicament de la thyroïde - a presque été multipliée par dix depuis 1986, sur le plan national. Ce qui atteste une fois de plus de l’impact de la catastrophe nucléaire sur la population ».

« L’obligation de lancer un appel à la population »

Un élément nouveau qui intervient comme une piqûre de rappel pour témoigner des conséquences sanitaires essuyées par les habitants, en particulier les enfants nés au deuxième semestre 1986. Le Dr Denis Fauconnier estime aujourd’hui « être dans l’obligation de faire un appel à la population pour savoir si des problèmes de santé sérieux sont à signaler ». Autant de situations qui pourraient corroborer le rapport de causalité établi au hasard de rencontres. « J’ai plusieurs cas de pathologies sévères qui sont apparues ces douze dernières années en Balagne. Ces jeunes adultes, aujourd’hui âgés de 23 ans, ont tous été soignés pour des cancers à Marseille. J’ai eu connaissance de ces dossiers sans même mener d’enquête. Peut-être y a-t-il encore d’autres victimes », s’interroge le médecin.

Une nouvelle fois, la demande d’un registre des cancers, différée depuis vingt ans, est pointée du doigt. À cela s’ajoute une étude épidémiologique qui piétine, mais que l’on ne cesse de présenter tel le sésame qui lèverait le voile sur les retombées de cette catastrophe. Autant de lenteur dans les projets, de promesses ayant volé en éclats qu’il est temps de démêler. Car pour le Dr Denis Fauconnier, « il faut maintenant prouver qu’on est des victimes de Tchernobyl ».

Pour toute information, contacter le Dr Denis Fauconnier au 04.95.61.07.43 ou fauconnierdenis@gmail.com
Julie Quilici

Cliquez ici pour télécharger le formulaire de plainte, a renvoyer à l’Association Française des Malades de la Thyroïde.

TelePaese - Absence de registre des cancers en Corse

Samedi 27 février 2010

Reportage de Telepaese sur l’absence de registre des cancers en Corse. Interview du Dr Denis Fauconnier et du journaliste Jean Charles Chatard