Articles taggés avec ‘pollution’

Tchernobyl: Gestion politico-scientifique des conséquences médicales en France 33 ans après l’accident

Lundi 7 octobre 2019

De tchernobyl à Lubrizol… La réalité de la recherche médicale et des études épidémiologiques sur les maladies radio induites : hypothyroïdies néonatales, cancers de la thyroïde, thyroïdites, leucémies…

aperçu des infâmes procédés des services de l’état (scientifiques et autres) pour torpiller la vérité scientifique dans le but d’écarter l’impact de Tchernobyl sur la santé de la population.

Plus précisément pour nier la relation de cause à effet entre la progression de ces maladies et la pollution nucléaire de notre pays.

I) Arrêt prématuré et disparition d’un registre régional des cancers de l’enfant en 1996 après qu’un excès de cas de cancers de la thyroïde chez l’enfant ai été enregistré.

Il s’agit du registre de la région PACA- Corse , ouvert en 1984. Avant son arrêt une modification des données avait été faite après intervention de la Direction Générale de la Santé. Plus de détails en cliquant ici.

II) Un pic de cas d’hypothyroïdie néonatale en région PACA Corse, en 1986, pathologie très significative d’une pollution nucléaire, passé sous silence et non étudié par le responsable du registre en raison d’un refus de la hiérarchie. Pour plus de renseignements, cliquez ici.

III) discordance des données officielles du nombre global des cas d’hypothyroïdie néonatale en France métropolitaine en 1986 (179 cas dans la publication de ML Briard et 193 dans le bulletin officiel de liaison des statistiques officielles- la dépêche-). Manipulation des chiffres ?

IV) Une pathologie totalement ignorée :la thyroïdite de Hashimoto dont l’incidence a très fortement augmenté après 1986, qui a concerné des millions de personnes en France est une pathologie totalement passée sous silence par l’Institut de veille sanitaire (INVS) devenu l’Agence Nationale de santé publique (ANSP).

Les scientifiques indépendants de l’Hôpital Galliera de Gênes , dans l’étude financée par la Collectivité Territoriale de Corse a montré la forte augmentation d’incidence de ces maladies en lien avec l’accident de Tchernobyl.

V) Une étude capitale erronée de l’Institut de Veille Sanitaire réalisée en 2006 sur les évolutions d’incidence des cancers de la thyroïde des enfants et des adolescents publiée dans le BEH d’avril 2006 (bulletin épidémiologique hebdomadaire) est totalement aberrante puisque s’appuyant sur des bases fausses. Ref extraits BEH

cf courrier au ministère de la santé du 1er juin 2016. co-signé par la CRIIRAD, l’AFMT, l’association Henri Pezerat et Dr Denis Fauconnier

relance du 31/08/2016

précisions par communiqué commun du 24/10/2016

relance du 27/09/2017

réponse du ministère des solidarités et de la santé le 13/11/2017

VI) Publication tronquée dans le BEH d’avril 2016 concernant le bilan sanitaire final de Tchernobyl en France puisque cette publication ne fait pas état de l’évolution des augmentations d’incidence du cancer de la thyroïde chez l’enfant et l’adolescent après que l’étude antérieure sur la période 97/2001 ait montré un excès de cas significatif

Pour en savoir plus : Consulter le BEH et le courrier adressé à la ministre ici.

VII) Une importante étude bloquée. L’étude cas témoins sur les facteurs de risque du cancer de la thyroïde des sujets jeunes (population à risque après l’accident de Tchernobyl) dans l’Est de la France réalisée par l’INSERM, sous la direction de Florent De Vathaire, étude très approfondie avec une analyse génétique sur près de 1700 personnes, malades et témoins, 1 million d’euros de budget prévisionnel, débutée en 2006 , n’a toujours pas publié de conclusions.

VIII) Modification des rubriques publiées dans le bulletin du registre des cancers de l’Isère après révélation inconcevable de la première place prise par le cancer de la thyroïde parmi les autres localisations cancéreuse chez les jeunes femmes de 15 à 29 ans dans ce département depuis les années 2002-2006. La rubrique du classement des localisations cancéreuses par tranches d’age et par sexe a été supprimée dans le bulletin annuel depuis 2012. Documents disponibles ici.

IX) Statistiques françaises au secret : refus d’ouvrir les registres médicaux à des chercheurs indépendants : les scientifiques de l’Hôpital Galliera de Gênes sous la direction du Professeur Paolo Cremonese, se sont vu refuser les chiffres nationaux de hypothyroïdie néonatale avant 1991 alors que le test de dépistage de l’hypothyroïdie néonatale est systématique et obligatoire depuis 1978.

X) Des études épidémiologiques non réalisées : le plus judicieux pour étudier l’impact de Tchernobyl sur la santé des populations aurait été de comparer la santé globale des personnes de 2 cohortes, l’une qui aurait subi de plein fouet la contamination, par exemple celle des personnes nées en 85 et 86 à l’autre totalment épargnée (du moins par les iodes radioactifs) par exemple celle des personnes nées en 87 et 88. Cela paraît d’une grande logique mais n’a pas été envisagé par les scientifiques.

XI) la légèreté inadmissibles des arguments du ministère de la santé dans son courrier en réponse à la demande de l’AFMT, la CRIIRAD, l’association Henri Pezerat et moi même. Cf réponse du 13/11/2017, cf commentaires

.refus de reprise de l’étude erronée de l’INVS de 2006

.pas de compléments précis sur la publication tronquée

.des explications très peu convaincantes au sujet des irrégularités des publications

.une incohérence manifeste dans les graphiques transmis par le ministère sur l’évolution des taux d’incidence du cancer de la thyroïde chez les jeunes de 15 à 20 ans (2 graphiques différents en début et fin du courrier ministériel pour cette même tranche d’age) Cf commentaire à la réponse du Ministère de la santé

. une cassure de courbe au début des années 2000 est la signature de Tchernobyl.

j’invite des scientifiques et des journalistes à décortiquer chacun des éléments de ce constat et réquisitoire.

Le Ministère cautionne ces infâmes tromperies et aberrations .

La recherche médicale sensible sous la tutelle ministérielle est très encadrée par le pouvoir politique lui même sous la coupe du lobby nucléaire.

Des scientifiques peu scrupuleux et des journalistes grands naïfs ou complices actifs , style Pascal Praud de C News ou Géraldine Woessner du Point, relaient ces informations erronées ou tronquées.

l’information scientifique pour le grand public est torpillée ; ce qui a pour conséquences de ne pas faire évoluer efficacement le système de radioprotection ou plus généralement des risques liés aux accidents technologiques , on pense à la carence dans la protection des populations exposées au panache toxique de l’usine Lubrizol en feu. Il faut s’attendre à Rouen et sa région à un encadrement rigoureux des statistiques médicales.

Docteur Denis Fauconnier le 6 octobre 2019 nuage.radioactif.com

1ère partie - Preuves d’une importante contamination du sud-est et de la Corse

Vendredi 11 juillet 2008

Je téléphone donc à la cellule d’information et l’on me donne une moyenne pour le sud-est, devant mon étonnement du manque de données précises sur la Corse et mon insistance le SCPRI me propose d’analyser le lait de ma région. J’envoie deux échantillon de lait de brebis.

Voici les résultats :
échantillon du 26 mai 350Bq d’iode 131/L
échantillon du 27 mai 320Bq/l
sachant que la période de l’iode est de 8 jours je m’inquiète et m’empresse d’adresser un autre échantillon dans un laboratoire parisien et plusieurs autres à la faculté de Lyon par l’intermédiaire de la CRIIRAD.

Les résultats sont de 150Bq/L pour le lait du 10 juin, compte tenu de la période effective de l’iode 131 dans le lait de chèvre déterminée par le CEA, qui est de 4,5 jours, cela signifie que pour cette valeur de 150Bq, l’activité initiale au 2 mai était de l’ordre de 70 000Bq/L.


Plus tard nous retrouverons dans les bulletins du SCPRI une valeur de 4 400Bq le 12 mai ce qui correspond à une activité initiale de 24 000Bq (en Haute-Corse, sans précision de lieu).


Ces données sont corroborées par les analyses du sol :5 prélèvements réalisés en Haute-Corse par la CRIIRAD, dont les résultats d’analyse donnent une contamination s’échelonnant de 3 000 à 30 000Bq de césium 137 ; or il y avait 5 à 8 fois plus d’iode 131 que de césium 137 dans les dépôts, soit des dépôts d’iode de 15 000 à
240 000Bq/m2 avec une moyenne de 84 000Bq.

D’après le logiciel ASTRAL mis au point par l’IPSN cela correspond à une contamination moyenne du lait de chèvre et de brebis en Haute-Corse de 40 000Bq d’iode 131 par litre de lait le 2 mai (compte tenu que les dépôts ont commencé le 30 avril 86).


Ceci est également corroboré par les analyses du foin engrangé qui nous donnaient une activité initiale de 60 000 à 80 000 Bq/Kg (iode 131) au début mai.
Il est établi que l’on retrouve dans un litre de lait la moitié de l’activité contenue dans un Kg de foin consommé.

Nous sommes donc très loin des normes réglementaires
et des TRACES DE PARTICULES évoquées par le Pr Pellerin
.

La Corse est la seule région française apparemment où il y avait toujours de l’iode 131 dans l’environnement à la mi-juillet 86 soit 2 mois ½ après le passage du nuage (il reste à ce moment-là 2 pour mille de la dose initiale ! !)
Du thym récolté le 14 juillet 1986 contenait toujours 340Bq d’iode 131 ! (2)
Dans le nord de la Sardaigne, au sud de la Corse, les laits de brebis et de chèvre dépassaient les 10 000Bq d’iode 131.